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UNE NOUVELLE ADMINISTRATION FRANÇAISE (1918-1924)

Publié par Sylvain kerdudou A partir 18 août 2016
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Le Landtag qui s’était transformé en Conseil National d’Alsace-Lorraine présidé par l’Abbé Delsor, est supprimé.

Un Commissaire Général (Millerand jusqu’en janvier 1920) assisté d’un Conseil Supérieur d’Alsace-Lorraine (membres nommés par le gouvernement) dirige l’administration de l’ancien Reichsland. A la tête de chaque département est placé un Commissaire de la République. Mal recrutés et mal préparés, ces nouveaux dirigeants composés essentiellement de fonctionnaires venus d’outre-Vosges, ne tiennent pas compte des réalités.

Les fonctionnaires alsaciens, en raison de leur connaissance imparfaite de la langue française, perdent tout espoir d’avancement et se plaignent d’une diminution de leurs traitements.

Le charme des retrouvailles est rompu.

DE NOUVEAUX PARTIS POLITIQUES

En 1919, les partis politiques se reconstituent et surtout trois d’entre eux attirent les adhésions :

— l’Union Populaire et Républicaine (U.P.R.) est une nouvelle version du parti catholique d’avant 1914,

— le Parti Républicain Démocrate (P.R.D.) regroupe les protestants et démocrates affiliés avant 1914 au parti libéral,

— le Parti Socialiste adhère à la Section Française de l’Internationale Ouvrière (S.F.I.O.) et œuvre en faveur de l’assimilation.

L’U.P.R. et le P.R.D. quant à eux, œuvrent pour le maintien du particularisme et restent des partis à implantation régionale.

En novembre 1919, ces deux derniers obtiennent les 14 sièges de Députés et en janvier 1920, les 9 sièges de Sénateurs.

DE NOUVELLES RELATIONS ÉCONOMIQUES

L-i économie alsacienne qui péniblement se remet en marche, doit se réorienter vers les marchés français. Cette reconversion est d’autant plus difficile que de nombreuses machines ont été transférées en Allemagne et que les matières premières manquent. De plus, certains produits agricoles, dont les vins, rencontrent une forte concurrence et, dans le secteur industriel, l’inflation galopante allemande annule les effets de la franchise douanière conservée pour cinq ans.

L’inflation monétaire sévit également en France ; le chômage se développe et le mécontentement ouvrier se traduit par des mouvements de grève.

La grève d’avril 1920 devient également une lutte pour la défense des « droits du peuple et du pays natal » (Heimatrechte). Il s’agit du maintien des avantages obtenus avant 1914, nettement supérieurs à ceux de la législation française, notamment pour la Sécurité Sociale.

A L’ÉCOLE: MÉTHODE DIRECTE

Le français devient la langue unique à l’école. On utilise la « méthode directe » qui consiste à plonger les élèves dans un bain linguistique français, sans référence à l’allemand.

Ce procédé crée des problèmes considérables :

— les maîtres alsaciens ne possèdent en général pas la maîtrise de la langue française,

— les jeunes élèves, à leur entrée à l’école, ne comprennent pas le français.

Par dérogation à cette méthode, l’allemand peut être enseigné à raison de trois heures par semaine à partir de la quatrième année scolaire ; l’enseignement religieux (4 heures par semaine) peut également être dispensé en langue allemande.

QUATRE ANNÉES DE REPIT: 1920-1924

.Après les problèmes du début, l’Alsace connaît quatre années de répit. A la petite, le nouveau Commissaire de la Répu­blique, adopte une attitude plus souple. En accord avec un Conseil Consultatif formé d’élus et de personnes qualifiées de l’Alsace, il concilie la défense des particularismes régionaux avec les exi­gences de l’unité nationale.

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